Plusieurs travaux récents de l’équipe DADR (Déformation Active et Dynamique des Reliefs) de l’ITES, dont un article majeur publié dans Science, ont révélé l’impact à très longue distance du séisme de magnitude 7.8 qui a frappé la Turquie en février 2023.

Ces travaux ont suscité un fort écho dans la presse nationale et internationale, qui a souligné l’originalité et l’importance de ces observations. Plusieurs médias ont consacré des articles de vulgarisation à ces résultats.

Plusieurs travaux récents de l’équipe DADR (Déformation Active et Dynamique des Reliefs) de l’ITES, dont un article majeur publié dans Science, ont révélé l’impact à très longue distance du séisme de magnitude 7,8 qui a frappé la Turquie en février 2023. Les analyses montrent que les ondes de surface générées par cet événement ont provoqué des perturbations géologiques à plus de 1 000 km de l’épicentre, notamment la réactivation de volcans de boue et le déclenchement du plus grand glissement lent observé à terre sur une faille distante. Ce glissement, qualifié de « séisme silencieux », est caractérisé par un mouvement lent de l’interface de faille, non détectable par la sismologie classique mais mesurable par des techniques de géodésie haute résolution telles que le GNSS ou l’InSAR.

 

Ces observations fournissent un nouvel éclairage sur la manière dont les contraintes dynamiques transitoires modifient la friction effective sur des systèmes géologiques sensibles, en particulier ceux surpressurisés en fluides. Elles confirment que des milieux comme les volcans de boue ou les failles faiblement couplées peuvent répondre quasi instantanément à des perturbations induites par le passage d’ondes sismiques de grande amplitude, même lorsque celles-ci proviennent d’événements très éloignés. Pour la communauté scientifique, ces résultats ouvrent des perspectives importantes : ils montrent que la lithosphère peut réagir de manière complexe et différée, et qu’il est nécessaire de combiner sismologie large bande, géodésie et imagerie pour caractériser ces processus.

 

Ces travaux ont suscité un fort écho dans la presse nationale et internationale, qui a souligné l’originalité et l’importance de ces observations. Plusieurs médias ont consacré des articles de vulgarisation à ces résultats, dont The Conversation qui explique comment les ondes d’un séisme peuvent produire des effets à très grande distance:

> https://theconversation.com/volcans-de-boue-et-seismes-silencieux-quand-les-ondes-dun-seisme-ont-des-effets-a-tres-grande-distance-264526
 

Le magazine Pour la Science revient également sur les implications du séisme turc de 2023 et sur les phénomènes induits:
> https://www.pourlascience.fr/sd/geosciences/les-seismes-de-2023-en-turquie-ont-eu-des-effets-a-longue-distance-28270.php
 

Enfin, France Culture propose une analyse audio des « séismes silencieux » et de leur lien avec les grands événements tectoniques: